Sombre ?

NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 4.1

A+ A-

GS NATION

How to Live as the Enemy Prince

[Traducteur : Simpoy]

[Checker : Illicite]

 

 

Épisode 1 : Cette vie est vraiment une blague – Chapitre 4.1

 

La journée d’hier ne fut pas des moins étranges.

 

Calian se demanda si en ouvrant les yeux, il se retrouverait à nouveau à Secretia — ou bien dans l’au-delà. Le son inattendu de la cloche de Yan vient le sortir de ses pensées. Rien n’avait changé, finalement.

 

« Avez-vous fait de beaux rêves, Prince ? »

 

Calian se redressa et savoura le thé matinal que son serviteur avait préparé et lui rendit la tasse vide. Après s’être lavé le visage, il dit,

 

« Je veux me couper les cheveux. »

 

Les yeux de Yan s’écarquillèrent de surprise, se demandant s’il avait bien entendu. Calian se répéta de manière à ce qu’aucun malentendu ne soit fait.

 

« Mes cheveux… je veux les couper. »

 

Avec l’index et le majeur de la main droite, il mima une paire de ciseaux coupant sa frange. Yan comprit alors qu’il ne s’était pas trompé. Il répondit immédiatement, malgré tout un peu perturbé,

 

« Oui, Prince. Je vais immédiatement m’occuper des préparations. »

 

Bientôt, le coiffeur royal fut amené dans la chambre de Calian. Il prit son outil d’une main et questionna le prince sur sa décision.

 

« Êtes-vous sûr de vouloir les couper ? »

 

Une ride apparut alors entre les deux sourcils de Calian.

 

Tout comme la plupart des chevaliers, il détestait devoir se répéter, surtout lorsque c’était la troisième fois qu’il devait expliquer la même chose.

 

‘Pourquoi sont-ils aussi hésitants ?’ se dit-il intérieurement.

 

Il pointa du doigt les ciseaux.

 

« Ai-je vraiment besoin de me répéter ? »

 

« Non Prince, pardonnez-moi. »

 

Ils se mirent alors en action et après quelque temps, plus aucun cheveu noir ne recouvrait son visage.

 

Il se regarda dans un miroir.

 

‘Oh~’

 

Sa bouche dessina un sourire.

 

Dire qu’il ressemble à sa mère, Freya, qui était dit être l’incarnation charnelle d’une déesse, n’était pas un euphémisme.

 

‘Ce visage ne serait-il pas un merveilleux héritage de Freya ?’

 

Il hocha la tête de satisfaction. Même Yan semblait impressionné. Cependant, sa voix prit une intonation pleine d’anxiété,

 

« Vous êtes ravissant, Prince, mais si… »

 

Il était inquiet au sujet de la manière dont Franz allait réagir, en prenant en compte l’altercation d’hier matin. Calian, qui savait quelle était l’origine des inquiétudes de son serviteur, s’assit et sourit de toutes ses dents.

 

« Personne ne devrait avoir l’air d’un idiot. »

 

Yan fut grandement surpris de ces paroles et habitudes totalement inhabituelles.

 

Il dégageait une confiance évidente qu’il n’avait jamais vue auparavant et en était un perturbé. Non pas que ce comportement était mauvais, bien au contraire. Ce qui l’inquiétait le plus était le fait que les réactions de Franz pourraient se faire de plus en plus violentes.

 

Calian, sentant que Yan était nerveux sur le chemin vers la salle de dîner, rassura son serviteur d’une voix douce,

 

« Ne vous en faites pas, je vais me débrouiller. »

 

Ils entrèrent dans la pièce peu avant que ses deux frères aînés ne viennent à leur tour. Bientôt, Franz entrera à son tour de son air encore brumeux. Il regarda la chaise vide de Randall puis se tourna vers celle où était assis Calian.

 

Ses petits yeux bleu clair encore dans la brume regardèrent les deux rubis qui le fixaient. Calian ne baissa pas le regard. Il le regardait désormais en face, sans frange entre eux.

 

Franz ria puis se tourna. Yan exprima tout de suite après une grande surprise.

 

‘Ça y est ? C’est terminé ? Il a juste rit et c’est fini ?’

 

Cette réaction était en effet inattendue. Le prince s’assit sans dire un seul mot, ne prêtant pas plus attention à Calian.

 

Celui-ci fronça les sourcils ; il eut la même pensée que Yan. Pour une certaine raison qui lui était inconnue, le futur roi fou était simplement assis là, calmement.

 

Une sorte de tension silencieuse s’était installée jusqu’à ce que Randall entre dans la pièce. Il s’assit à son tour et jeta un coup d’œil rapide au visage de Calian. Le petit déjeuner fut alors servi et les trois princes se concentrèrent sur ce qu’ils avaient en face d’eux.

 

Yan fut soulagé que tout se déroulât finalement sans problème.

 

« … Hé. »

 

Cependant, ce n’était pas le cas.

 

Il n’y avait qu’une seule personne à qui Franz parlerait aussi sèchement et la personne concernée fit comme si elle n’avait rien entendu et continua à manger avec une étiquette irréprochable. Bien sûr, personne dans la pièce silencieuse n’aurait pu rater son interpellation.

 

À la vue de Calian qui l’ignorait, les lèvres de ranz se plissèrent, signe qu’il allait bientôt exploser. Yan sentait son cœur battre à tout rompre.

 

Mais Calian, lui, restait totalement serein. Il semblait même n’en avoir strictement rien à faire.

 

« Hé, yeux sanglants. »

 

Franz recommença de l’insulter.

 

Calian, qui réfléchissait à s’il devait continuer à l’ignorer ou pas leva finalement la tête vers lui. Juste avant que celui-ci puisse surenchérir, le jeune prince l’interrompit,

 

« Calian. »

 

Son ton était calme, totalement décontracté de l’ambiance qui régnait dans la pièce.

 

« … C’est mon nom. Je m’appelle Calian. »

 

Randall fut le premier à réagir à cette remarque. Ses yeux qui se mouvaient en silence se stoppèrent net. Il leva lui aussi la tête et dévisagea son frère dont l’attitude semblait avoir changé du tout au tout en une seule nuit. Mais ce n’était pas tout. Calian n’était habituellement pas le genre de personne à interrompre quelqu’un. Bientôt, il retourna à ses occupations et ses mains se remirent en mouvement.

 

« Ah… »

 

La bouche de Franz afficha une grimace. Il ferma lentement les yeux et se demanda un court instant à comment il devait réagir à ce qu’il venait d’entendre. Il regarda le couteau qu’il tenait de la main droite et tapota des doigts sur la table de sa main gauche.

 

« Très bien, je vais t’appeler par ton nom. »

 

« Parfait. »

 

La réponse de Calian se fit presque immédiate. Il prit ensuite un verre qu’il porta à ses lèvres.

 

– Tap… Tap…

 

Les tapotements sur la table se faisaient de plus en plus sourds et menaçants.

 

Le sang de Yan lui montait à la tête.

 

‘Est-ce vraiment ça que vous vouliez dire par « Je vais me débrouiller », Prince ?! Qu’êtes-vous en train de faire, exactement ?!’

 

Franz ria une nouvelle fois. Un sourire presque enfantin s’afficha alors sur son visage, le rendant encore plus inquiétant.

 

En un éclair, le couteau qu’il tenait de sa main droite traversa la pièce en direction de Yan.

 

— Shing !

 

Celui-ci comptait finalement passer sa colère sur le serviteur de Calian.

 

En un instant, Yan leva sa main pour se protéger, mais s’arrêta finalement en cours de route.

 

Il se dit que bloquer l’attaque de Franz pourrait l’énerver plus encore et il dirigera alors sa colère vers le prince. Il ne se couvrit pas même le visage et ferma les yeux.

 

Au même instant, le bras de Calian se déplaça dans l’air d’un mouvement parfaitement contrôlé.

 

— Shlack !

 

En un clin d’œil, le jeune prince posa son verre sur la table et attrapa le couteau en plein milieu dans sa course effrénée. Franz fixait le verre qu’il venait de poser.

 

Pas une seule goutte n’avait été renversée ; son contenu ne bougeait même pas, malgré les gestes d’une rapidité hallucinante qui venaient d’être effectués.

 

— Plic… Ploc… Plic…

 

Le poing de Calian serré sur la lame du couteau laissait s’échapper des gouttes de sang qui venaient s’écraser d’un léger bruit au sol.

 

À la vue de la scène qui venait de se dérouler, Franz ne put s’empêcher de laisser échapper son étonnement,

 

« Mon Dieu… »

 

Les yeux de Yan, eux, examinèrent tout dans les moindres détails : le dos du prince, sa main, le couteau qu’elle renfermait, le sang qui en découlait et l’expression choquée de Franz.

 

Un sentiment de confusion totale prit alors le dessus.

 

Non pas parce que Calian avait attrapé l’ustensile dans sa course, mais par peur des représailles qui pourraient s’en suivre.

 

Le jeune prince se leva. Il prit le couteau ensanglanté de son autre main et le déposa juste devant Franz. Il le regarda ensuite et lui sourit.

 

« Ce n’est rien. »

 

Il y avait un double sens à ces mots.

 

‘Ne t’en fais pas pour ma blessure, ce n’est rien.’

 

‘Je pardonne ton impolitesse, ce n’est rien.’

 

Ou bien les deux à la fois.

 

Quelques gouttes de son sang vinrent se déposer sur les vêtements de Franz.

 

Finalement, Calian décida de sortir de la pièce.

Tags: Lis des novels NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 4.1, novel NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 4.1, lis NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 4.1 en ligne, NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 4.1 chapitre, NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 4.1 en haute qualité, NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 4.1 light novel, ,

Commentaires

Chapitre 4.1 - Cette vie est vraiment une blague