Sombre ?

NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 6.1

GS NATION

How to Live as the Enemy Prince

[Traducteur : Simpoy]

[Checker : Kihy]

 

 

 

Épisode 2 : Je n’ai pas tant grandi que ça – Chapitre 6.1

 

Calian passa une semaine mouvementée à se faire réveiller par le parfum du thé, se faire préparer et assister à tout un tas de cours.

 

Il s’était par ailleurs battu 3 nouvelles fois avec Franz durant ce laps de temps.

 

Le jeune prince avait même bien failli le tuer, prétendant que ce n’était qu’un accident. Après cela, son frère aîné était devenu très silencieux, malgré une colère toujours aussi bouillonnante en lui.

 

Le plus surprenant était son incroyable talent à l’épée. Bien sûr, la force physique de Calian était terriblement ridicule, mais celui-ci avait brillamment paré ses coups. Il faut croire qu’il est bel et bien issu d’une famille de chevalier renommé.

 

Dès que son frère aîné était en sa présence, il ne pouvait pas s’empêcher de lui lancer des regards noirs, cependant le nombre de remarques désagréables à son encontre a grandement diminué. Ces petits instants de répit satisfaisaient pour l’instant grandement Calian.

 

Un matin, alors qu’il était assis face à un miroir et qu’une femme de chambre lui brossait les cheveux, Yan s’approcha et lui récita son emploi du temps de la journée.

 

« … Et pour finir, le vicomte Brissen, membre de la famille de la reine, se joindra à vous pour le dîner. »

 

« Très bien. »

 

Lennon Brissen.

 

Il était le second fils du roi Brissen et frère de la reine Silicia. Bien qu’il soit né dans une grande famille de chevalier, son manque de talent à l’escrime lui avait très vite fait abandonner cette voie-là. De ce fait, il avait préféré s’installer dans l’une des plus hautes résidences de Kailis.

 

‘Sauf qu’il n’est pas assez compétent pour l’administrer, donc il dépense une fortune pour que quelqu’un d’autre s’en charge. Cependant, le fait qu’il possède une aussi grande richesse veut dire qu’il n’est pas un bon à rien.’

 

« Et aucun autre noble mis à part Vicompte Brissen ne viendra ? »

 

« Aucun. J’étais censé préparer quelque chose pour le dernier jour des festivités, mais d’autres affaires m’ont retenu ailleurs. Veuillez m’excuser de ne pas avoir accompli ma tâche, mais je dois aussi me rendre auprès des autres princes. »

 

« Dans ce cas, je t’autorise à aller voir Franz. »

 

À l’instant même où il entendit ce nom, Yan devient raide. Calian comprit qu’il aurait été difficile de répondre à cela. Il reprit alors,

 

« Je le savais déjà, de toute façon. »

 

Suite à cela, le serviteur déclara,

 

« J’ai également autre chose à vous dire… »

 

Yan hésita à continuer sa phrase, mais le jeune prince hocha la tête d’encouragement.

 

« Votre coffre-fort devra être ouvert un certain moment. Voulez-vous que je m’en charge, cette fois ? »

 

‘Un coffre-fort ?! Je possède quelque chose comme ça, moi ?’

 

Celui-ci pensait être un prince fauché, ce qui n’était apparemment pas le cas. Calian chercha très vite dans sa mémoire et se souvient que les meubles en argent dans le coin de sa chambre étaient un coffre-fort.

 

Il l’avait pris pour une chaise et s’était parfois assis dessus. Pas étonnant qu’il la trouvait inconfortable.

 

« Qu’y a-t-il à l’intérieur ? »

 

« C’est… heu… »

 

Yan ne put terminer sa phrase pour la simple et bonne raison que cela avait un rapport avec sa mère, Freya. Il continua prudemment,

 

« Il contient des biens envoyés par le gardien de la famille Whitlin. »

 

‘Ma mère s’appelle Freya Whitlin, donc ce doit être ses biens.’

 

Peut-être que le roi Rumein avait donné quelques richesses à sa concubine et que par conséquent, Calian en avait directement hérité. À l’arrivée de cette surprenante nouvelle, il dit

 

« Nous y jetterons un œil ensemble. Je me demande ce qu’il y a à l’intérieur. »

 

« Très bien, je vois. Et… »

 

Calian était désormais prêt à partir prendre son petit-déjeuner, mais il sentait que Yan avait quelque chose d’autre à dire.

 

« Eh bien, quand un prince atteint sa 15e année, il est en capacité de recruter deux serviteurs en plus. »

 

 Calian ignorait cela.

 

« Puisque vous les aurez cette même année, les affaires internes veulent que vous choisissiez deux hommes pour vous servir. Si vous le souhaitez, vous pouvez les engager 2 à 3 mois avant votre anniversaire. Et si aucune personne en particulier ne vous vient à l’esprit, l’officiel s’en chargera pour vous. »

 

Pour résumer ce qu’il venait de dire, il ajouta,

 

« Pourquoi ne pas les engager en tant que gardes, comme le font les deux autres princes ? »

 

Calian se souvint de deux serviteurs qui suivaient toujours Randall et Franz. Puisqu’ils ne portaient aucune arme, il en était venu à la conclusion que ce n’étaient que des serviteurs normaux. Il répondit alors avec un nouvel étonnement.

 

« Alors ce sont des gardes ? Pas étonnant qu’il soit si épais, dans ce cas. »

 

Les princes de Kailis autre que les princes héritiers n’avaient eux pas droit à cette garde rapprochée. Ce qui est par ailleurs très ironique, puisque ce sont parmi les princes et non les princes héritiers qu’ont lieu les batailles les plus féroces.

 

C’est pour cette raison que les princes engageaient des gardes à leurs propres dépens. Cependant, étant donné que ce n’est pas quelque chose d’autorisé en ville, ils étaient coutume de les déguiser en serviteurs. De ce fait, puisque porter une épée était impossible pour eux, n’étaient recrutés que ceux qui étaient doués aux armes de lancers.

 

Calian savait tout ça, mais il ne savait pas qu’il aurait été autorisé d’en avoir à ses 15 ans.

 

‘Est-ce que le Calian original avait des gardes ?’

 

Si Yan lui avait dit ça dans son ancienne vie et qu’il avait assez d’argent pour en recruter, il est fort probable qu’il l’ait fait.

 

Calian maîtrisais la magie et il avait des gardes, mais a quand même fini assassiner. Si un assassin en était à l’origine, alors il devait être incroyablement fort pour venir à bout d’un magicien du 3e cercle.

 

Il posa inconsciemment sa main sur son cœur.

 

‘Non, s’ils ont fait passer ça pour un suicide, c’est que ça a dû être fait proprement. S’il était un mage aguerri, il y aurait au moins eu des traces d’agression ou de lutte derrière lui. C’est plus comme si l’ancien Calian n’était pas en état de l’utiliser comme moi en ce moment même.’

 

Dans tous les cas, il mourra 2 ou 3 mois avant son anniversaire et les gardes sont également assignés dans la même période. Quelle étrange coïncidence.

 

Soit les gardes n’avaient pas arrêté l’assassin, soit l’un des gardes était l’assassin. Une multitude d’autres possibilités envahit son esprit.

 

Peu importe quelle réponse il donnait, les gardes ne lui seraient en aucun cas bénéfiques.

 

« Je pense que je devrais m’en passer. D’autres personnes y ont peut-être aussi déjà pensé. »

 

Yan semblait abasourdi par sa réponse, mais le jeune prince ne détailla pas sa pensée.

 

Bien sûr, c’était le futur plus puissant des mages que Calian voulait à ses côtés, mais il y avait un problème.

 

« Je n’en suis pas complètement sûr, mais il me semble que la personne que je veux est une roturière. Est-ce que ça ira ? »

 

La personne que Calian allait recruter serait mise à un poste plus élevé que Yan, qui n’est qu’un simple serviteur.

 

Celui-ci est par ailleurs fidèle aristocrate. De ce fait, cela reviendrait à lui demander s’il acceptait de traiter un roturier comme un supérieur.

 

Yan fit une expression faciale qui semblait vouloir dire « Pourquoi me demandez-vous ça ? ». Calian avait remarqué il y a déjà un moment que son serviteur était très expressif.

 

« S’il assure votre sécurité, alors cela ne me dérange pas. Il n’y a pas que les nobles qui peuvent servir les princes. »

 

Le problème maintenant n’était pas le statut de la personne, mais le fait qu’il y ait quelqu’un qui veuille bien assurer la sécurité du prince. Il faut se dépêcher de l’amener ici, peu importe son milieu social.

 

Calian grimaça alors qu’il venait de deviner les pensées de Yan.

 

Sa réponse intérieure semblait presque vouloir dire « Je me rends ».

 

« Si quelqu’un est assez qualifié pour être éligible au titre de chevalier, pourquoi ne pas d’abord en faire votre domestique et si l’opportunité se présente, lui octroyer ce titre ? » déclara Yan.

 

Bien que Calian était un membre de la famille royale, accorder un titre de noblesse à qui lui plaît n’était pas possible. À moins que la personne ait fait un grand accomplissement pour le pays, on ne peut pas faire changer une personne de rang sociale en un claquement de doigts. C’est pour cette raison que les gardes suivent les princes en tant que domestique et se voient plus tard accorder le titre de chevalier.

 

« Tu as raison. Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons décider comme ça, de toute façon. Dis aux affaires internes que je m’en chargerai moi-même. »

 

Cependant, la première difficulté était de savoir où cette personne se trouve. Calian n’était pas sûr de pouvoir le trouver dans la vaste capitale de Kailis.

 

« Je leur ferai savoir. » répondit Yan.

 

« C’est tout ? »

 

« Non, il y a encore quelque chose. »

 

Calian hocha de nouveau la tête, l’autorisant à parler. Yan sentit sa gorge s’enflammer à l’idée de prononcer ce qu’il allait dire.

 

« Continuez-vous à vous entraîner ? »

 

Le servant faisait référence à l’entraînement physique que Calian s’était imposé à lui-même ces dernières semaines. Ce n’était pas particulièrement compliqué, seulement 2 ou 3 tours du lac artificiel face au palace. C’était son maximum.

 

Peut-être était-ce parce que l’ancien Calian n’en faisait pas, mais il se sent bien plus énergique qu’avant. Problème étant qu’il a par conséquent perdu du poids, source des inquiétudes de Yan.

 

« Si je le fais régulièrement, tout ira bien. » répondit le jeune prince.

 

Ce qui voulait dire qu’il allait continuer. Yan laissa échapper un long soupir, comme s’il s’attendait à cette réponse.

 

« Je parlerai au chef et lui demanderai de prêter une attention particulière à votre alimentation. Le petit-déjeuner n’est pas important, mais vous devrez manger l’entièreté de votre assiette au déjeuner et au dîner. »

 

Calian pouvait très bien gérer ça.

 

« Je comprends, merci. »

 

Yan commençait à s’habituer aux marques de gratitude qu’exprimait le jeune prince à son égard et lui répondit d’un léger sourire. Il fit ensuite une gestuelle indiquant qu’il était temps d’aller petit-déjeuner, tout en restant courtois.

 

‘Ahhh…’

 

Calian n’avait aucune envie d’y aller.

Tags: Lis des novels NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 6.1, novel NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 6.1, lis NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 6.1 en ligne, NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 6.1 chapitre, NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 6.1 en haute qualité, NOVEL : How to Live as the Enemy Prince 6.1 light novel, ,

Commentaires

Chapitre 6.1